2e soirée d'information et visite de l'école le jeudi 16 février, à 19 h.

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Travaux dans le parc

Ce 23 décembre, vous avez peut-être remarqué qu’on « démontait » deux arbres dans le parc. Plusieurs fois, vous nous avez demandé pourquoi le parc n’est plus accessible (depuis mars 2022). Voici, avec cet impressionnant travail effectué sous nos yeux, l’occasion d’expliquer la situation globale.

La tempête Eunyce (février 2022) a couché trois arbres. L’ampleur des travaux (enlever les arbres mais aussi réparer les barrières sur lesquelles ils sont tombés) nous a obligés à investiguer plus loin. Nous avons également été forcés de fermer très vite l’accès du parc pour des raisons de sécurité (menace de chutes de branches, arbres fragilisés).

Il faut savoir que ce parc est classé depuis 2001, suite à une demande du corps enseignant qui souhaitait éviter des projets de promotion immobilière. La conséquence la plus importante est que chaque travail, chaque projet, chaque modification doit faire l’objet d’un permis demandé à la Commission des Monuments et sites (en contrepartie, les travaux sont subsidiables jusqu’à 80 % du budget préalablement approuvé).

Depuis les tempêtes, plusieurs réunions avec le représentant de la Congrégation, des responsables de la Commission des Monuments et Sites et Bruxelles-Environnement ont eu lieu.

Le constat est là. Le parc est en très mauvais état phytosanitaire : martèlement et durcissement du sol par les deux mille pieds qui s’y promènent deux fois par jour (il n’existe plus de taillis ou sous-bois ; la plupart des racines sont piétinées et mises à nu ; les pelouses ont disparu ; il n’y a plus d’humus ni de petite végétation au sol ; l’érosion est maximum et il n’y a plus de retenue d’eau) ; vieillissement des arbres ; certaines espèces souffrent du changement climatique et sont moins résistantes (hêtre et chêne). Depuis 2013, le coût d’entretien et d’aménagement du parc a augmenté, menaçant de devenir un gouffre sans fond.

L’essai, lancé dès 2014, de protéger certaines zones par des barrières en bois n’a pas eu d’effet suffisant. En effet, pour protéger les racines d’un arbre, il faut savoir que celles-ci ont la même superficie que la canopée de l’arbre, c’est à dire toute la surface de ses branches !

Nous avons obtenu un permis d’urbanisme pour le débitage des trois arbres tombés lors de la tempête et nous avons dû introduire une demande complémentaire pour quatre autres arbres dont deux sont déjà morts et sans feuille.

Dès le mois de juillet 2022, nous avons envisagé de remettre en état le chemin le plus long, qui serait alors balisé. Lors des discussions, la Commission des Monuments et Sites n’a pas écarté la possibilité d’organiser dans le parc des activités pédagogiques en petits groupes (classes). Mais nous devons aussi préparer le reboisement obligatoire. Pas moins de vingt-cinq souches d’arbres morts ont été identifiées et ces arbres doivent donc être remplacés.

Dans l’état actuel, les deux derniers arbres « dangereux » (ils penchaient fort et étaient malades) ont été enlevés ; les élèves bénéficient encore d’une très large cour de récréation naturelle, profitent de la barrière naturelle entre le boulevard et nous, de la splendeur du parc et de l’occasion exceptionnelle en ville de vivre le rythme des saisons.

Il reste donc à faire avaliser le plan de protection limitant les accès aux chemins (et en fait, les élèves les quittaient rarement) dans un même permis que le reboisement, la restauration d’espèces, etc. Cela prendra du temps mais est en chemin.

En conclusion, toute la beauté du parc reste là, sous nos yeux, mais nous ne pouvons pas encore utiliser ses chemins, tant qu’ils ne sont pas protégés et que le permis n’est pas donné. Nous espérons que cela pourra se faire assez rapidement, au cours de l’année 2023.